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Quand Léonard crée une ode à la paréidolie

Créer des peintures numériques, c’est pour moi comme peindre avec les mots. Je suis artiste « poétiforme » Donner voix à la matière, la laisser parler, s’élever, s’émouvoir….C’est faire chanter la rouille et placer l’oxydation sur son piédestal, comme un oracle muet et visuel…

L’œil de Léonard

Léonard de Vinci, dans ses Carnets, souvent regroupés sous le titre Traité de la peinture,
nous offre une véritable ode à la paréidolie, cet art de voir au-delà du visible, dans les taches, les veines, les ombres, et les anfractuosités du réel.

« Si tu regardes des murs souillés de beaucoup de taches ou faits de pierres multicolores, avec l’idée d’imaginer quelque scène, tu y trouveras l’analogie de paysages au décor de montagnes, rivières, rochers, arbres, plaines, larges vallées et collines de toute sorte…

Il ne faut pas négliger cette opinion, qu’on pourrait appeler triviale, qui consiste à considérer les murs souillés de taches, ou faits de pierres diverses.
Car, dans de telles taches, on peut voir de nombreuses inventions :
des batailles, des scènes à plusieurs figures, des têtes bizarres, des animaux, des paysages, des nuées, des rochers, des mers, des bois, des prairies, des collines, toutes sortes d’accidents.

De la même manière qu’il arrive que dans le son des cloches, dans le bruissement d’un ruisseau, ou dans le chant des oiseaux, on trouve des accords de paroles.
Cela arrive dans les murs, comme dans les nuages ou dans la cendre du feu :
si tu regardes avec attention et discernement, tu y trouveras l’analogie de choses naturelles, qui t’inspireront à créer des inventions nouvelles…

Ces taches, sans aucune intention de leur part, éveillent l’imagination à mille pensées diverses.
Et cette capacité de l’artiste à éveiller de telles visions à partir de peu de chose est une excellente manière de stimuler la composition…

Dans les murs que les pluies ont tachés, ou dans la pierre aux veines irrégulières, dans les marbres colorés, tu verras surgir des batailles, des gestes, des attitudes merveilleuses, des visages, des costumes, et une infinité d’autres choses. Cela s’apparente à la façon dont le poète trouve dans le bruissement du vent la matière d’un vers. Ce sont les formes naturelles du hasard qui deviennent des matrices de l’art. » Léonard de Vinci, Traité de la peinture (trad. André Chastel)

Ce texte, profond et visionnaire, résonne avec l’essai « Esquisser un monde : l’exercice de la rêverie selon Léonard de Vinci » où l’on comprend comment l’observation active se mue en création poétique.

Victor Hugo et la tache d’encre

Un autre poète génial a loué ce pouvoir du regard transformateur des paréidolies : Victor Hugo. Dans William Shakespeare, l’auteur explore le rôle du génie poétique, celui qui, par la seule force de l’imagination, transmute l’insignifiant en extraordinaire.

« Le poète, c’est celui qui regarde une tache d’encre et y voit un monde. »
Victor Hugo, William Shakespeare

C’est exactement ce que la paréidolie déclenche :
une lecture imaginaire du chaos,
un surgissement du rêve dans l’aléatoire.

Max Ernst, le voyant des textures

Et puis il y a Max Ernst, enfant des bois rhénans, explorateur du surréel et des oracles visuels, pour qui chaque tache, chaque écorce, chaque grain
était un passage vers l’invisible.

Max Ernst, enfant des bois rhénans et des tempêtes de l’âme,
a toujours vu au-delà de la surface.
Pour lui, une tâche, une écorce, une nervure de bois
n’étaient pas des formes aléatoires,
mais des fenêtres ouvertes sur l’invisible.

La paréidolie, ce phénomène où l’esprit voit des formes connues — visages, créatures, scènes — dans des objets ambigus, était pour Max Ernst un outil poétique, une méthode de création. Il ne s’agissait pas seulement de reconnaître :
il s’agissait de révéler ce que la matière murmure à l’inconscient.

                                                   ***

Dans mon travail artistique, je m’amuse avec le concept de la paréidolie.
Elle fait intimement partie de mon processus, comme une muse silencieuse.

Grâce au Rust Art, la rouille devient passage, un nouveau monde coloré et luminescent qui fait émerger dialogue du temps avec la matière, entends-tu ses murmures?

Car c’est dans les failles que le mystère prend forme.

C’est le point de départ d’un autre monde imaginaire coloré et luminescent !

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